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LA FEMME ET L'HERITAGE Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par tiliwa.net   
24-04-2008
C'est encore un des grands griefs que l'on entend faire à l'Islam à propos de la prétendue inégalité de la femme par rapport à l'homme en matière d'héritage. Ceci est le fait d'une totale ignorance de la loi islamique sur ce sujet. Jugeons en !
Certes le Coran stipule : "Voici ce que Dieu vous enjoind au sujet de vos enfants : au fils une part équivalente à celle de deux filles..." (4/11).
Le verset se poursuit par toute une série de situations qu'il serait fastidieux et inutile de détailler pour le lecteur. Rappelons que dans la période préislamique, les héritages étaient répartis uniquement entre les mâles ; les femmes n'en recevaient rien. Le verset qui précède a été révélé à propos de certains Ançars notamment d'une femme, Oum Kabha, qui s'adressa au Prophète (saw) : "Mon Mari vient de mourir et m'a laissé deux filles. Or, nous n'avons rien reçu en héritage". L'oncle des enfants rétorqua :"O Envoyé de Dieu, elles ne montent pas à cheval, ne portent pas le sabre et ne frappent pas l'ennemi, , et on devrait encore les pourvoir en héritage alors qu'elles n'acquièrent rein par elles mêmes".

Evidemment à la lecture du verset prit isolément, on peut en effet conclure que ces dispositions sont défavorables à la femme. Notons toutefois que c'était déjà une amélioration de la condition de la femme que de lui attribuer une part de l'héritage, mais, l'Islam en encore fait plus, puisque à cela il faut ajouter les obligations faites aux hommes à l'égard des femmes en matière d'entretien. Prenons un exemple simple : un musulman meurt laissant pour seuls héritiers un fils et une fille : le fils recevra les deux tiers de l'héritage et la fille recevra seulement un tiers. Ne nous y trompons pas, juridiquement, c'est la fille qui est défavorisée dans cette répartition , mais :
* Le tiers que recevra la fille entre directement dans son patrimoine personnel (au même titre que sa dot et ses revenus divers y sont entrés), elle n'a pas lieu d'utiliser ce dont elle a hérité pour subvenir à ses propres besoins. Encore mieux, elle en dispose comme elle l'entend, sans que quiconque puisse se mêler de sa gestion, ni son frère, ni son mari si elle est mariée ;
*Son frère qui a reçu les deux tiers de l'héritage, à l'obligation impérative de subvenir à tous les besoins matériels de sa soeur (logement, nourriture, habillement, soins, trousseau de mariage et le cas échéant, la charge des études assumées...) et cette situation peut parfois durer des années. Cette obligation résulte en particulier d'un verset du Coran :"Les Hommes ont la charge de s'occuper des femmes..." (4/34)
Mais aussi de nombreux hadiths, dont certains ont déjà cités dans le chapitre relatif au mariage et dont nous rappelerons seulement celui ci :
"Il suffit pour l'homme comme péché de refuser leur subsistance à ceux qui dépendent de lui".
(rapporté par Moslim).
Extrait de Etre musulmane aujourd'hui, par Malika Dif
Article relevé dans Bulletin du Centre Islamique de Genève (juin 2000)
 
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